A l’université de Yale, une des huit meilleures facs des Etats-Unis, le bonheur fait salle comble. Le nouveau cours « psychologie and the good life » (la psychologie et la belle vie), a attiré un quart des étudiants en licence soit 1200 étudiants ! Un engouement qui en dit long sur les besoins des étudiants.

 

Une réponse à des rapports alarmistes

Près de la moitié des étudiants se décrivent dans une situation désespérée, d’après l’American College Health Association. Plus inquiétant encore, 37% des jeunes interrogés se sentent « si déprimés qu’il leur était difficile de fonctionner ». Dans un environnement dominé par l’esprit de compétition et la notion de performance, les étudiants avaient visiblement besoin qu’on leur propose autre chose. Et ce qu’à fait l’enseignante en psychologie Laurie Santos, à l’origine de ce cours. L’enseignante explique au New York Times que les étudiants ont dû « dépriorisé leur bonheur au profit d’une admission à l’école », avant d’ajouter que l’inscription à son cours sonne comme un « appel à l’aide ». lannah Maynez fait partie de ces jeunes gens séduits par le cours. Elle s’est confiée au New York Times : « Le fait qu’un cours comme ça attire autant d’étudiants montre bien à quel point les étudiants sont fatigués de rester indifférents à leurs émotions – qu’elles soient positives ou négatives – pour qu’ils puissent se concentrer sur leur travail, la prochaine étape, la prochaine réussite. »

 

Au programme

Le travail personnel détonne forcément des devoirs classiques auxquels sont habitués les étudiants. Leur travail personnel consistera à méditer 10 minutes par jour, dormir huit heures, faire une bonne action, écrire les choses pour lesquelles ils sont reconnaissants…
Les étudiants devront répondre en cours d’année à une série de quizz et l’examen final prendra la forme d’un “projet personnel d’auto-amélioration”, “pour amorcer un changement réel dans leurs comportements, les étudiants doivent se prendre en main tous les jours”, avertit Laurie Santos. Un programme innovant pour un nouveau défi : faire des bancs de la fac un lieu d’apprentissage et de pratique du bonheur !

 

Sources: http://www.lemonde.fr   https://www.courrierinternational.com