Les écoliers de la région de Delhi (soit 1000 écoles) viennent de faire leur rentrée à la mi-juillet avec une nouveauté: ils ont désormais droit chaque matin à des « leçons de bonheur » afin de favoriser leur épanouissement personnel.

Pourquoi ce cours?

L’initiative fait partie d’une refonte du système éducatif à Delhi, qui comprenait une augmentation de 2,5 % du budget alloué à l’éducation. Le gouvernement local a décidé de mettre en place des « cours de bonheur« , dans la perspective de « s’éloigner de la quête de performance pour se concentrer sur le bien-être des étudiants », rapporte le Washington Post.  Une bonne nouvelle, car selon une étude en 2017 de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) un enfant indien sur quatre de 13 à 15 ans souffre de dépression! Cette discipline est inspirée de leur pays voisin le Bhoutan, qui a mis en place le « bonheur national brut » et est appuyée par le Dalaï-Lama. Manish Sisodia, le ministre de l’Éducation de Delhi, a déclaré au Washington Post :« Nous avons donné au monde la crème de la crème des talents. Nous avons donné aux industries la crème de la crème des professionnels. Nous avons réussi jusqu’à présent. Mais avons-nous été capables de livrer la crème de la crème des êtres humains à la société, à la nation ? (…) Si une personne passe 18 ans au sein de notre système éducatif et devient ingénieur ou fonctionnaire, mais continue à jeter ses déchets sur le sol ou à se livrer à la corruption, alors pouvons-nous vraiment dire que le système éducatif fonctionne ? »

Contenu du cours

Le ministre décrit ces cours comme « une trentaine de minutes de méditation, d’échange et d’activités basées sur la morale et la gratitude ». Le Washington Post dévoile les contenus des premiers cours. Un professeur de mathématiques a expliqué à ses élèves les exploits du physicien Stephen Hawking en dépit de sa maladie. Un professeur de sanskrit, a quant à lui demandé à ses étudiants de fermer les yeux et s’imaginer en train de faire quelque chose qui les rend heureux. Ici pas de prise de notes académiques, on apprend à ressentir le bonheur !

Les premiers retours

Pour le moment, les retours semblent positifs: « Nous devrions travailler dans la joie. Quand on est triste, on ne travaille pas bien. », explique au Washington Post un élève de 11 ans. Cependant, certains professeurs sont encore sceptiques : « Si nous sommes en charge d’une classe de 80 élèves, comment sommes-nous censés suivre l’évolution de chacun en seulement 35 minutes ? », s’interroge Bharti Dabas, une professeure d’anglais. Mais Manish Sisodia affime que la majorité des professeurs sont satisfaits, puisqu’ils profiteraient également de ces moments de « calme et d’éveil des consciences ».

Sources: http://mashable.france24.com/ http://5minutes.rtl.lu https://positivr.fr/