Selon un récent sondage OnePoll pour la marque lastminute.com, 57 % des Français se déclarent « heureux », soit un peu plus d’un français sur deux. Pour certains c’est une bonne nouvelle, pour d’autres c’est trop peu.

Spécificité nationale, spécificité régionale

Selon Jean-Paul Delevoye, ex-médiateur de la République, « Les Français ont le culte du malheur », cette « spécificité nationale » puise notamment ses racines dans « un système éducatif qui stigmatise les échecs au lieu de favoriser la confiance en soi et l’éclosion des talents ». Dans de nombreuses études internationales, la France se distingue en effet par son haut niveau de pessimisme, supérieur même à des pays comme l’Afghanistan ! Les français se décrivent souvent comme «malheureux collectivement» mais «heureux individuellement».

Mais cette spécificité nationale connait des nuances selon les régions. Contre toutes attentes, ce sont les habitants des régions Grand Est (62 %), PACA (61 %) et de l’Ile-de-France (61 %) qui se déclarent les plus heureux. 10 % des Franciliens et 11 % des Normands reconnaissent même être « très heureux » au quotidien, comme quoi le soleil n’est pas gage de bonheur.

Pour les sondés le facteur n°1 du bonheur, ce sont les vacances : 44 % des Français les attendent avec impatience. Arrivent ensuite la famille, les amis et l’amour… Quelques différences régionales cependant : 8 % des habitants de la région Grand Est et Auvergne-Rhône-Alpes notent l’importance de la santé et les Corses, celle de l’argent (33 %) et du sexe (17 %).

Pour 37 % des adultes interrogés, il faudrait gagner au Loto pour être plus heureux. Pour d’autres il faut voyager plus souvent: c’est la réponse donnée par 16 % des habitants des régions Bourgogne Franche Comté et PACA, 13 % des habitants de la Bretagne et 12 % des habitants de la Nouvelle Aquitaine.

Le bonheur au travail

Une autre étude réalisée par l’INSTITUT THINK® pour la Fabrique Spinoza, indique que même s’il existe une corrélation évidente entre le bonheur individuel et professionnel, les salariés sont majoritairement  plus heureux dans leur vie personnelle que professionnelle.

  • 62% de satisfaits concernant le bonheur individuel et 50% pour le bonheur au travail.
  •  1 salarié sur deux (51%) ressent du stress ou de la fatigue au travail  et un quart s’ennuie au travail (26% ). Ils ne trouvent pas de sens (44%) ou se sentent en situation de surmenage ou burn out (24%).

De quoi laisser encore de belles pistes de progression au bonheur en France !

Sources: https://www.topsante.com/  http://fabriquespinoza.fr/ https://www.la-croix.com/ http://www.leparisien.fr