L’institut Ipsos  avec Trends Obs décrypte depuis 18 ans  les signaux faibles et changements de mode de vie et de consommation pour modeler les futurs possibles et les nouveaux phénomènes de sociétés.  La démarche s’appuie sur des “trendsetter” de nombreux pays. Intitulée « America : I Am What I Do », l’étude du Trends Obs annonce pour 2019 positivisme et envie de croire à un monde meilleur.

Une volonté d’embellir le monde

Une tendance un peu bisounours qui repose sur une vision binaire du monde avec d’un côté les gentils et de l’autre les méchants (Trump, Poutine…). Faire le bien n’est plus seulement un acte moral mais une façon de changer le monde. On retrouve le mythe du «I am what I do». Pour certains trendsetters  « le beau fait du bien », ils se tournent donc vers la culture, la danse, l’art numérique. Ils se lancent également dans l’activisme pour des causes humanistes (migrants, femmes, lutte contre les discriminations).

Et cette tendance transparaît dans le business où storytelling positif et marketing inclusif sont de mise. Les entreprises justes et équitables connaissent un fort succès, la marque “C’est qui le patron” est la plus vendue de l’histoire de l’agroalimentaire. Le marketing doit plus que jamais intégrer une compréhension des sociétés, des marchés et des gens. Les data insights seront au service des clients par la pertinence du multi-data, le lien citoyen-consommateur, les analytiques du passé, présent et futur. Les projets économiques vont de pair avec la justice sociale…

Rêve américain et le “je suis tous pareil”

Les valeurs prônées font écho à la promesse originelle du rêve américain : droit à la différence, réussite matérielle, félicité familiale, liberté et la poursuite du bonheur pour tous.

Une tendance émergente résumée par la phrase « Je suis tous pareil ». Le mouvement mondial #MeToo illustre cette rencontre de l’universel et du personnel qui se rejoignent dans une sphère « indiverselle ». Sur Instagram, les influenceurs lifestyle, utilisent leur parcours personnel pour diffuser un message universel.

C’est un moyen de s’affirmer individuellement, mais cette sphère individuelle est démultipliée à l’échelle universelle. « Dans la sphère indiverselle, le consommateur peut être lui-même, sans s’opposer aux autres », explique Thibaut Nguyen, directeur du département Trends & Prospective d’Ipsos Public Affairs.

Une foi en la technologie

La technologie devient un moyen de réenchanter le monde, le domaine artistique en tête. L’univers digital est vu comme un moyen de construire un monde meilleur et sert la quête de spiritualité ou de nature : applications de méditation sur smartphone, ville intelligente incluant la nature…

« La révolution digitale ouvre sur les métiers de demain et les possibilités d’ascension sociale, souligne Thibaut Nguyen. Elle apparaît comme un moteur de croissance… et de croyance. »

Sources:  http://www.ladn.eu/ https://www.ipsos.com https://www.offremedia.com/