Affirmez-vous pour réussir !

 

Avoir confiance en soi n’est pas inné, nous sommes les acteurs principaux, et même les artisans de celle-ci, de même pour notre bonheur. Le manque d’assurance découle en général d’événements malheureux produits par autrui, qui ont affecté moralement la personne en question, la rendant anxieuse, angoissée, voire même découragée pour de nombreuses tâches du quotidien (aborder quelqu’un dans la rue, mener une réunion au travail, donner son point de vue en public…).

Mais pas de panique, ce n’est pas une fatalité, et il existe des moyens pour remédier à ça : Martine Teillac, psychanalyste, nous livre trois clés pour renforcer les fondations de notre confiance en nous.

 

Définir la confiance en soi

En ces temps où la norme nous dicte d’être extravertis et dynamiques, on associe un peu trop vite le manque de confiance en soi avec la timidité. Nul besoin d’être un timide introverti en retrait version carpe planquée sous un caillou pour manquer d’assurance dans certaines circonstances.

Avoir confiance en soi c’est avant tout se connaître, c’est croire en son potentiel et en ses capacités.

D’après la psychothérapeute Isabelle Filliozat, quatre étapes sont indispensables au développement de la confiance en soi. Elle s’acquiert grâce à une sécurité intérieure, une affirmation des besoins, une acquisition des compétences et une reconnaissance par les autres. Le travail de confiance en soi est un travail d’introspection. Un individu qui se connaît, et qui sait s’accepter aura une confiance en lui plus accrue qu’une personne qui passe son temps à se remettre en question.

 

Les conséquences du manque d’assurance

Selon Direct 8, 75% des gens manqueraient de confiance en eux.

Le malaise qui découle du manque de confiance peut générer une maladresse relationnelle bien pénalisante:

  • Anxiété, dévalorisation de soi
  • Difficulté à s’affirmer ou a évoluer, stagnation personnelle et professionnelle
  • Dépression

En bref, le manque de confiance en soi peut mener tout droit aux stratégies d’échec et à la procrastination.

 

(Re)construire la confiance

Même si sortir de notre bulle n’est chose aisée pour personne, il est important de bien comprendre que le manque d’assurance n’est pas une fatalité : comme expliqué précédemment, nous construisons notre confiance en nous, au travers d’exercices quotidiens, d’actions et de techniques concrètes.

Martine Teillac, psychanalyste et psychothérapeute, lors d’une interview pour Direct 8, explique que ce travail de construction s’articule autour de trois aspects:

1- le discours intérieur 

Arrêtons de nous focaliser sur nos défauts, de nous dévaloriser à chaque petit échec vécu. Nous oublions nos qualités, pourtant bien présentes. “Le dialogue intérieur (…) va conditionner notre comportement, explique Martine Teillac. Cela peut être des phrases très simples, par exemple je croise ma voisine qui ne me dit pas bonjour et je me dis “bon sang je suis nul(le)”. J’aurais pu penser “ma voisine a des préoccupations, elle n’a pas la tête à ça” et je ne me remets pas en question.”

Essayez d’analyser dans votre discours intérieur tout ce qui va se noter en dévalorisation, interprétation abusive, dépréciation, et remplacez tout cela par des visions plus enjouées et positives. Ayez un regard plus bienveillant sur vous et ceux qui vous entourent.

2- la construction de sa propre échelle de valeur: se détacher du passé

Cette confiance en soi et dans les autres, se construit chez l’enfant, à travers ses parents, le regard qu’ils posent sur lui et sur le monde, et ce sentiment de « sécurité» qu’ils lui donnent ou non. Inversement, plus l’enfant se sent en insécurité, moins il va avoir confiance dans le monde, et plus il va avoir peur du changement. C’est ce climat de confiance qui tisse le fil de la transmission.

“Lorsque nous avons eu des parents qui ont mis systématiquement le doigt sur ce qui n’allait pas, on va avoir tendance à faire de même. Donc remettre le passé à sa place, reconsidérer les critiques des parents, leurs injonctions et construire notre propre système de valeurs, notre propre échelle personnelle est important”, explique la psychanalyste.

3- le passage à l’action accompagné de l’évaluation des talents mis en oeuvre

Pas besoin de sauter dans le grand bain tête baissée sans réfléchir, y aller pas à pas apportera un apprentissage riche et nécessaire au renforcement de la confiance en soi. Chaque petite victoire viendra vous enrichir et vous prouver que vous avez les capacités et la volonté d’y arriver.

Martine Teillac propose d’auto-évaluer, sur une échelle de 1 à 10, notre confiance en nous dans des situations précises. “Il y a fort à parier que vous serez très rarement au point zéro de votre compétence, de votre savoir-faire ou savoir-être”. Réalisant cela, “vous allez prendre appui sur le fait que l’estimation que vous faisiez de vous-même était peut-être prodigieusement sévère et pas si en adéquation avec la réalité des comportements que vous mettez en oeuvre”.

Faites le point sur vos ressources, qualités et talents. Une fois tout cela bien en tête, vous serez plus enclin à avoir envie d’agir. Sortez de votre zone de confort, et n’oubliez jamais de vous féliciter à chaque pas sauté.

 

Le mot de la fin« Il est une bonne chose de lire des livres de citations positives, car ces citations lorsqu’elles sont gravées dans la mémoire vous donnent de bonnes pensées » – Winston Churchill

 

Sources : http://www.psychologies.com/Dico-Psycho/Confiance-en-soi

3 clés pour renforcer la confiance en soi