Dans son livre  Les gens heureux ont toujours un plan B, Laurence Bourgeois explique que le meilleur moyen de rester optimiste consiste justement à réfléchir à un autre projet au cas où  le plan A ne fonctionnerait pas.

Pourquoi un plan B?

Le but du plan B est de se placer dans un état d’esprit permettant de bifurquer en cas de nécessité. Envisager d’autres pistes permet de ne pas se décourager et perdre son enthousiasme en cas de difficultés, d’échec ou blocage. Laurence Bourgeois, spécialiste des ressources humaines et du bien-être au travail  précise : « C’est une gymnastique de l’esprit qui permet de changer son fusil d’épaule, de s’entraîner à réagir si jamais le projet sur lequel on planche depuis des mois tombe à l’eau ou si un rendez-vous amoureux tourne au fiasco ! C’est être à l’affût de toutes les possibilités qui s’offrent à nous et que l’on ignore trop souvent, obnubilé par la seule voie que l’on croit possible. Avoir un plan B en tête, c’est ne pas être trop obstiné et savoir qu’il y a plusieurs voies pour parvenir au sommet, y compris en termes de satisfaction. ». Un bon plan B doit porter l’énergie du désir, il doit vous plaire et ne pas être un choix par dépit, c’est une alternative.

C’est un choix positif, serein et stratégique qui est fait sachant que la vie comporte tout autant de plans d’action que d’aléas, d’étapes prédictives que de rebondissements inattendus. C’est garder un cap vers ses objectifs mais accepter les remous du courant, en faisant preuve de flexibilité. Et si, contre toute attente, il suffisait d’envisager le pire pour savourer le meilleur ? Parce que anticiper les risques potentiels et savoir que même si ça se passe mal on a d’autres solutions permet de se sentir en sécurité  et mieux profiter des bons moments qu’offre l’existence. « On n’est pas obligé d’anticiper les pires catastrophes tout le temps, sinon c’est épuisant. Mais dans certains cas, au travail notamment, le plan B permet de reprendre confiance en soi, ajoute Laurence Bourgeois. C’est comme pratiquer l’escalade avec une sécurité : on se sent plus léger, plus libre et on profite davantage du paysage. On aborde la vie avec plus de confiance et d’optimisme. »

Comment créer un plan B?

  1. Préparez-le en amont. Prenez le temps d’imaginer votre plan B en détail, avec ses avantages, inconvénients, ses nécessités et contraintes matérielles. Vous serez ainsi prêt si vous devez le mettre en place.
  2. Faites preuve de créativité ! Voyez le plan B comme un exercice de développement de votre créativité, explorez tous les possibles, permettez-vous de rêver sans limite, puis retournez vers le réel, comment pouvez-vous rendre ce rêve réalisable?
  3. Agissez seule. Votre projet est comme une jeune pousse qu’il vaut mieux protéger du vent le temps qu’il se consolide. Votre entourage pourrait projeter ses craintes sur vous et vous décourager.
  4. Déclenchez-le au bon moment. Ecoutez votre intuition et vos ressentis, n’attendez pas de nager dans le chaos pour appliquer le plan B, au contraire une décision efficace doit se prendre dans de bonnes conditions.
  5. Gardez-le en tête « L’idée est de prévoir un ou deux grands plans B – faire un tour du monde, prendre un congé sabbatique de plusieurs mois en famille, écrire un roman, ouvrir une maison d’hôte… Un plan B que l’on garde dans le coin de sa tête pour plus tard et qu’on peaufine petit à petit tous les jours.”

Et comme dirait Ulrich Kévick Tossa “Si le plan A ne marche pas, il reste 25 lettres dans l’alphabet” !

Sources: http://www.elle.fr/ https://www.liguedesoptimistes.fr/