Dans son livre Sauvez votre peau ! Devenez narcissique, le philosophe Fabrice Midal explique comment se réconcilier avec soi et le monde. Loin d’être nombriliste, le narcissique est selon l’auteur celui qui se reconnaît en tant qu’être vivant digne d’intérêt : le bonheur passant d’abord par l’amour de soi.

Prendre soin de soi avant tout

Le titre est provocateur, mais l’auteur l’assume et explique à l’Express : « Je pense que les gens vont très mal. Autour de moi je vois des épidémies de burn out, des personnes qui se sont sacrifiées au travail, brûlées de l’intérieur, incapables de se lever. Il leur faut des mois pour se reconstruire. Dans mon livre, je les invite à quelque chose de beaucoup plus profond que la recherche du bien-être. Je n’encourage pas à la vanité, à se regarder le nombril -ça, c’est un mécanisme de protection-, mais à oser être soi, à avoir confiance dans ce qui nous habite. » C’est en prenant soin de soi, de son corps et son esprit, mais aussi en acceptant nos imperfections et nos erreurs, que nous oserons vivre réellement notre vie en prenant confiance en nous.

Arrêter l’auto-harcelement

Le philosophe propose d’observer la manière dont nous nous traitons. Or la plupart des gens se maltraitent tout seul, manquant d’indulgence avec eux-mêmes, s’insultant à la moindre erreur. Demandez-vous comment vous réagiriez si un de vos proches commettaient les mêmes erreurs, et traitez-vous de la même manière. Vous allez naturellement être plus doux avec vous-mêmes.

En quoi la méditation peut-elle nous aider? 

Pour le philosophe : « Il faut d’abord dire ce qu’elle n’est pas. Cette pratique a été trop souvent dévoyée. Ce n’est pas un exercice d’introspection, ni un moyen de se calmer ou un anxiolytique. Quand la mer est calme, les bateaux n’avancent plus! Ce n’est pas non plus un outil de productivité! Plus je veux devenir efficace, moins je le suis.  En réalité, elle donne les moyens de s’engager, de prendre des risques, de s’ouvrir. Lorsque je l’enseigne, je fais parfois écouter aux participants un morceau de musique. Puis je le repasse en leur demandant de se concentrer sur leur ressenti, de laisser venir les pensées, de ne pas s’en vouloir si celles-ci les distraient… Je leur demande ensuite s’ils font une différence entre les deux écoutes. Ils disent que la seconde les a bouleversés, qu’ils étaient davantage en rapport avec la musique. Personnellement, la méditation m’a aidé à faire face aux difficultés de la vie avec plus de douceur, de curiosité et de courage. »

Sources

https://www.doitinparis.com/fr/ https://www.fabricemidal.com/https://www.lexpress.fr/