“Comme on apprend le vélo, on peut apprendre à être heureux, et surtout s’entraîner à l’être de plus en plus! “ et si, comme l’affirme le moine bouddhiste Matthieu Ricard, le bonheur s’apprenait?

Le bonheur, une aptitude?

Les dernières études ont montré que 50% de notre bonheur dépend de facteurs génétiques, 10% des conditions de vie (niveau de richesse, santé, relations…), et les 40% correspondent à la possibilité que nous avons d’agir sur notre bonheur! Et ce n’est d’ailleurs pas pour rien que des cours de bonheur ont vu le jour aux Etats-Unis à l’université de Yale par exemple, où les exercices des étudiants consistent à  méditer 10 minutes par jour, dormir huit heures, faire une bonne action, écrire les choses pour lesquelles ils sont reconnaissants… Comme l’a dit l’éditeur Bernard Grasset « Ce n’est pas à la possession des biens qu’est attaché le bonheur, mais à la faculté d’en jouir. Le bonheur n’est qu’une aptitude. ». Et si le bonheur est une aptitude alors ça se travaille: tout comme apprendre à jouer d’un instrument de musique, plus on pratique et meilleur on devient! Pour être heureux, il faut le vouloir et croire que c’est possible, il peut arriver qu’inconsciemment on ne veuille pas être heureux car on ne veut pas sortir d’un scénario (scénario de victime par exemple), qui apporte une certaine forme de satisfaction ou bien que  l’on ne croit pas mériter le bonheur. Vouloir être heureux est une décision véritable, un souhait suffisamment ancré en pour donner l’énergie nécessaire au changement.

L’apprentissage du bonheur

C’est le titre du livre Tal Ben-Shalar, présenté comme “professeur de bonheur”, qui a d’ailleurs donné des cours de bonheur à l’université d’Harvard, puis des conférences dans le monde entier, en précisant bien que “ La dernière chose que je voudrais vous voir penser, c’est que je suis constamment heureux et que vous le serez aussi à la fin de ce cours », il s’agit plutôt que « l’on se donne la permission d’être humain, c’est-à-dire de connaître des hauts et des bas, des échecs, des variations d’humeur ». Pour Tal Ben-Shalar, ce qui fait sens pour soi et ce que l’on fait avec plaisir amène au bonheur. Il s’appuie sur des outils de la psychologie positive pour apprendre aux gens à optimiser leurs capacités, identifier et mettre en place des moments de bien-être au quotidien, tirer parti des épreuves de la vie, créer et entretenir des relations riches. Il n’y a pas de recette magique à appliquer, chacun va créer sa méthode sur mesure en fonction de sa personnalité, ses besoins, son histoire, ses goûts. Les outils sont nombreux pour nous aider à créer une vie plus épanouie, il s’agit d’apprendre à se connaître pour savoir quels outils nous conviennent, puis apprendre à les appliquer pour créer de bonnes habitudes, et ça dès le plus jeune âge!

Sources:

https://www.avancersimplement.com/ https://monburnoutamoi.fr/