Frédéric Lenoir, philosophe et auteur de nombreux ouvrages à succès comme « Petit traité de vie intérieure » ou encore « La puissance de la joie », nous donne sa vision du bonheur.

1. Le bonheur : notion universelle ou individuelle ?
Le bonheur est à la fois une notion universelle et individuelle. Universelle car partout dans le monde, on peut rencontrer des personnes qui aiment la vie, et pas seulement quand tout est rose. C’est aussi une notion individuelle car chacun a sa propre vision du bonheur, sa propre sensibilité. Par exemple, celui qui aime la peinture sera heureux lorsqu’il peint ; celui qui aime le chant, sera heureux lorsqu’il chante, etc.

2. Petits bonheurs de la vie ou grand bonheur absolu ?
Le bonheur est d’abord un état global de satisfaction et d’acceptation de la vie, c’est-à-dire accepter tout ce qui peut nous arriver, à la fois les moments de joie et les moments de tristesse ou de colère. Le bonheur, c’est aussi savoir apprécier tous les petits moments de la vie quotidienne : « regarder un beau paysage, écouter un morceau de musique que l’on aime, parler avec un ami …., tout cela fait que l’on aime sa vie. »

3. Apprend-on à être heureux ?
Ce que l’on peut faire c’est apprendre à être attentif et présent, cela permettra de conscientiser les moments heureux et par cela d’être globalement heureux.
« On peut apprendre à lâcher prise, à dire oui à la vie, à être dans un consentement et pas en permanence dans une attitude de revendication par rapport à la vie. C’est un état d’esprit d’accueil de la vie que l’on peut cultiver. »

4. Sommes-nous exigeants face au bonheur ?
Il est important de ne pas se mettre la pression et de ne pas tout le temps se dire qu’il faut que l’on soit parfaitement heureux, tout le temps. On risquerait de ne jamais être heureux ! Et oui « avoir une attente trop forte du bonheur peut empêcher le bonheur. »

5. Le bonheur : un sujet à la mode ?
« Le bonheur est revenu en force avec l’effondrement des religions. A présent, on ne recherche plus le salut éternel, à être heureux dans l’au-delà, on cherche à être heureux ici et maintenant. C’est pour cela qu’à partir du XXe siècle, la quête du bonheur s’est développée très fortement. »

Source : http://www.lalibre.be