Le bonheur place centrale dans l’œuvre de Spinoza.
Pour lui, chercher à être heureux est l’essence de l’Homme. L’homme heureux de Spinoza exerce la réciprocité et recherche le bonheur pour les autres autant que pour lui-même.
Le bonheur de l’homme résulte de l’expression de son essence
« L’essence même de l’Homme est le désir d’être heureux, de bien vivre, de bien agir ». L’homme, dont l’essence est le désir, a pour vocation la joie d’être et d’agir. L’homme a ainsi le pouvoir de gouverner son désir par la réflexion. Ce qui lui permettra d’accéder à la félicité en le rendant libre et autonome. La félicité peut devenir « béatitude », c’est-à-dire joie parfaite et permanente.
Se libérer des passions
Spinoza fait la critique des « passions » ainsi que des « superstitions » et des préjugés, qui sont des obstacles au bonheur. Il faut se libérer de la servitude des passions, non pas en supprimant le désir, mais par sa maîtrise éclairée grâce à la réflexion. Spinoza résume ainsi sa pensée: « Bien agir (c’est-à-dire intelligemment et d’une façon autonome) et être dans la joie ». Ce déploiement de la vie n’est donc pas le fruit de l’instinct, mais celui de la réflexion éclairant et conduisant le désir. L’imagination utilise 3 mécanismes pour produire des passions: l’identification (par similarité, attribuer à un autre la cause d’un affect), la réversion (je n’aime pas qui n’aime pas qui j’aime) et la réciprocité (la recherche de l’affect miroir chez l’autre).
Sources de Joie
L’Amour est au centre de l’éthique du bonheur comme source fréquente de joie. L’Amour est l’un des 3 affects primitifs avec la Haine et le Désir. Autre source de joie: le rapport à la nature. Une joie profonde découle de la conscience que nous sommes une partie intégrante de cette nature et donc de l’être. Tout ce qui existe et qui tient ensemble est Dieu. Pour Spinoza Dieu est la nature.
Sources: http://laplusquevive.canalblog.com/
👉 En savoir plus au sujet des philosophes et du bonheur : Le bonheur vu par les philosophes
🎙 DÉCOUVREZ LE PODCAST C’est quoi le bonheur pour vous ? et retrouvez chaque semaine un entretien dans lequel Julien Peron. Il aborde avec ses invité.e.s, des questions relatives au bonheur, à la connaissance de soi, aux médecines douces et au bien-être.
Le bonheur c’est la nature et son jardin d’Eden à soi …
Boire, manger, copuler (pour reproduire l’espèce), est-ce que cela ne pourrait pas nous dire quelque chose alors que certains d’entre nous n’y auraient même pas pensé ? Le problème par rapport à ces trois besoins dits fondamentaux serait que nous pourrions tomber dans l’écueil de la notion de liberté, alors qu’elle n’existerait pas vraiment pour plus de rigueur. Pour ne nommer que ces autres besoins, serions-nous absolument libres de ne pas assouvir ces trois besoins fondamentaux comme de ne pas aussi respirer, aussi bouger… (de ne pas avaler, travailler, de ne pas payer pour…), de ne pas mourir presque assurément tôt ou tard (eh oui), ou plutôt de ne pas souffrir si ce ne serait pas de mourir sur le coup ? Réponse pourrait dire l’autre : non.
Le problème avec la philosophie, soit dit en passant, serait qu’elle pourrait employer des termes un peu trop génériques (généralistes) sans trop se poser de questions sur eux pour voir ce qui pourrait bien s’y cacher derrière (c’est-à-dire ne pas connaître leur part affective). Pour rester dans le domaine de la philosophie, cela pourrait avoir quelque rapport avec l’ontologie, à savoir ce que serait l’Être de toute chose dans le but de les définir. Il serait à remarquer cependant que cette ontologie ne serait sans lien avec la recherche scientifique fondamentale, et ce, sans sauter du coq à l’âne, sans mettre tous ses œufs dans le même panier et jeter le bébé avec l’eau du bain, sans œillères, etc. (expressions sociologiques pourtant connues).
Au fond, que serait-ce le Bonheur (avec un grand <>) ? Nous ne le saurions pas vraiment, et ce, même si l’on pourrait s’imaginer notre cerveau câblé, nos viscères intubées, alités, etc. Est-ce que toutes ces choses ne pourraient pas nous mettre des bâtons dans les roues en cas de rénovation, de réparation… de manque de ressources, de tremblement de terre, de catastrophe, de guerre, de pandémie, etc. ? Oh !, serions-nous absolument immunisés contre ces dernières ? Le zéro absolu pouvant ne pas réellement exister, la réponse serait assurément que non, preuve comme quoi cette notion de liberté pourrait bel et bien devoir un jour disparaître sans hasard puisque, entre autres, certains pourraient aller jusqu’à tuer pour elle.
Bref, nous pourrions résumer en disant que, n’ayant pas demandé de venir au monde personne, mais de tout avoir tout cuit dans le bec comme tout sur un plateau d’argent (autres expressions sociologiques pourtant connues) par la recherche fondamentale, nous tenterions au minimum de limiter les dégâts. Ne serait-ce pas le cas dans quelque domaine de l’activité humaine (travail, loisir, etc.) comme dans quelque secteur de santé physique et mentale ? Pour ne nommer que quelques problèmes : stress, problèmes occasionnels et personnels, cancers, hypertension artérielle, diabète, maladies dégénératives de toutes sortes, handicaps, etc. Tout cela ayant été prouvé utile, nous n’oublierions pas que ça pourrait améliorer nos relations humaines et bien d’autres choses.
Merci Jocelyn 🙂
Excuse-moi pour le doublon Julien, ayant même oublié d’ajouter le grand B, le site ne prenant pas ce qu’il y aurait entre les guillemets, semblerait-il. Merci aussi pour ton appréciation. Pour les mots bonheur, amour… liberté (hasard) et ainsi de suite, il y aurait ce qu’aurait inscrit Henri Laborit dans son livre Éloge de la fuite et si cela pourrait t’intéresser. Henri avec lequel j’aurais pu m’entretenir, aurait été probablement un des plus grands scientifiques méconnus de tous les temps (Français et rien de moins).
Quel galimatias ! Avant d’écrire, il faut beaucoup lieu méditer.
Lire et méditer