Lorsque le soleil, le ciel bleu et la douceur reviennent, nous nous sentons généralement beaucoup plus heureux! Mais est-ce un leurre ou la météo a véritablement un impact sur notre bonheur ?

Comment la météo influence-t-elle nos comportements ?

Nicolas Gueguen a publié un article dans Cerveau & Psycho, dans lequel il explique que  les rayons de soleil nous rendraient plus enclins à aider autrui et favoriseraient les relations sociales. A températures égales, nous nous arrêterions plus souvent pour prendre des auto-stoppeurs lorsque le soleil brille. Nous donnerions plus aux mendiants en été et au printemps qu’aux autres saisons. D’ailleurs ce n’est pas tout, d’après les recherches du psychologue Bruce Rind, lorsque le serveur indique aux clients (à l’intérieur qui ne voient pas le temps) qu’il faut beau, les pourboires atteignent en moyenne 24% de la note, alors qu’ils se situent à 19% de la note lorsqu’il mentionne un temps pluvieux

Le chercheur Uri Simmonsohn a également observé que si une visite d’université a lieu par temps gris, les futurs étudiants choisiraient davantage leur fac en fonction du contenu académique et de la réputation, et lorsque la journée de visite est ensoleillée, ce sont les facs proposant plus d’activités ludiques qui attirent les inscriptions.

Cependant selon une étude réalisée à Montreal, la violence (y compris agressions sexuelles et meurtres) augmente avec la température. Une explication est que par beau temps, les gens sortent davantage de chez eux, d’où un risque accru de conflits interpersonnels.

 

Pas de lien entre soleil et bonheur ?

De nombreuses recherches ont été menées pour trouver une corrélation entre météo et bonheur. Mais à la surprise générale, aucun lien flagrant n’a été démontré. Donc contrairement à ce que nous pensons et à ce que nous ressentons, le beau temps n’influencerait pas notre moral…

Une étude néerlandaise de 2008 affirme que «peu importe s’il pleut, s’il fait froid ou si la durée d’ensoleillement raccourcit, les variations quotidiennes de la température n’ont pas d’effet immédiat sur le déclenchement de la dépression ou autres troubles de l’humeur».

C’est notre mental qui biaiserait notre perception. La croyance que le temps joue sur notre moral est si profondément ancré en nous, que s’il pleut et que nous sommes tristes, nous allons le remarquer et cela va renforcer notre croyance. En revanche si nous sommes tristes et qu’il fait beau, nous ne ferons pas de rapprochement car la situation ne correspond pas à nos croyances.

D’ailleurs les pays les plus heureux du monde sont loin d’être les plus chauds ou les plus ensoleillés : (Canada, Finlande, Norvège, Danemark…) « Un climat parfois rude contribuerait même à créer un esprit de solidarité selon l’économiste canadien John F. Helliwell, ce qui rendraient les gens heureux de s’entraider.

Les personnes météo-sensibles

Il y aurait 4 types de profils en fonction des réactions aux changements météo :

-Celles dont la météo n’affecte pas leur moral (majorité des gens)

-Celles qui se sentent plus à l’aise au soleil

-Celles qui se sentent moins bien au soleil

– Celles qui connaissent une phase de dépression en période hivernale  (6 à 7 % de la population, en majorité des femmes). C’est une maladie chronique entrainant fatigue importante, sentiment de tristesse voire de détresse, difficultés de concentration et augmentation de l’appétit. Ceci est dû au manque de luminosité : notre cerveau créé plus de mélatonine (hormone du sommeil) et beaucoup moins de sérotonine (hormone du « bonheur »). Pour prévenir le problème, les médecins conseillent de sortir au moins une heure par jour, de faire de l’exercice physique, de prendre du magnésium, oméga 3 et d’avoir recourt à la luminothérapie.

Sources: www.psychologies.comwww.meteocity.com; www.madmoizelle.com/